Je ne sais plus où j’ai lu :
« un premier jet même mauvais peut devenir excellent, mais une page blanche restera toujours une page blanche ».
Ce conseil est à mon sens très intéressant pour celleux qui ont du mal à clore leurs premiers jets ou qui pensent à abandonner l’écriture. Et il permet de remettre en perspective toute l’importance du travail de réécriture.
Ne cherchez pas la perfection tout de suite.
Écrivez, sans chercher à trouver le bon mot, la bonne tournure de phrase, l’expression parfaite.
Comme je le disais dans la partie « écrire, une question de talent ? », les plus grand·e·s écrivain·e·s n’écrivaient pas de premiers jets parfaits, iels les retravaillaient. Et les livres que vous trouvez dans votre bibliothèque ont également été retravaillés de nombreuses fois – du moins dans la majorité des cas.
C’est normal de ne pas se sentir à la hauteur, de produire des premiers jets imparfaits. Ne comparez pas votre brouillon à un produit fini. Cela reviendrait à comparer une esquisse schématique à un Monet.
En écrivant ce premier jet, vous avez accompli l’étape la plus difficile : un·e bêta-lecteurice, un·e correcteurice, un·e éditeurice ne peuvent rien faire d’une feuille blanche, mais peuvent vous aider à améliorer un premier jet, aussi mauvais soit-il.