La sous-partie suivante s’applique sur les tests de Bechdel et de Jane. Si ces tests sont particulièrement intéressants pour leur taux d’échec, ils nous donnent des caractéristiques premières sur lesquelles nous appuyer.
1) Avoir moins de deux femmes dans le récit ou des personnages féminins non nommées
Sauf cas très particulier, il est peu probable que votre personnage n’évolue avec aucune femme dans son entourage et ne connaisse le nom d’aucune d’elles.
2) N’écrire que des personnages féminins jeunes
Il est courant dans la littérature de représenter surtout des femmes qui ont une trentaine d’années maximum. Cette tendance est problématique puisqu’elle laisse sous-entendre que les femmes plus âgées ne méritent pas d’être représentées.
3) N’inclure que des éléments physiques dans vos descriptions
Une maladresse courante lorsque l’on crée des personnages féminins est de les décrire uniquement physiquement. De nos jours, les femmes sont régulièrement réduites à leur physique et de ce fait, objectivé. Or une personne n’est pas qu’un physique, mais également une personnalité, des qualités et des défauts. Ne décrire que physiquement un personnage, cela reviendrait à parler d’une lettre, mais de n’en décrire que l’enveloppe.
4) Ne pas offrir à vos personnages féminins un arc narratif indépendant de leur histoire d’Amour
Ce point concerne les romances. Même si l’histoire d’Amour est principale, un personnage ne peut pas être réduit à sa relation. Quel est son travail ou ses études ? ses passions ? Qui sont ses frères et sœurs ? ses parents ? Quel est son rêve ? ses objectifs de vie ? Quelles sont ses occupations lorsqu’elle est seule ?
5) Les conversations des personnages féminins ont toujours un rapport avec un homme
Là encore, il s’agit de sortir les personnages féminins de l’ombre des personnages masculins. Parlent-elles ensemble ? Parlent-elles d’autre chose que d’un homme ou de leurs relations amoureuses ?
6) Attribuer aux personnages féminins des professions littéraires, artistiques, dans le social ou tout autre milieu considéré « féminin » et aux personnages masculins des professions scientifiques, manuelles, sportives, informatiques ou tout autre milieu plus « masculin ».
Ce cliché a la peau dure. Les métiers n’ont pas de genre et plus on représentera des personnages qui sortent des cases, plus on parviendra à inspirer des personnes qui n’osent pas s’aventurer vers tel ou tel métier parce qu’iels n’ont jamais vu ou lu de personnes du même genre qui font ce métier.
Bien sûr, il ne s’agit pas de ne plus créer de femmes professeures de littérature ou d’hommes développeurs web, mais de créer une forme de diversité.
7) Tous les postes à haute responsabilité de l’entreprise sont occupés par des hommes
Là encore, il ne s’agit pas de dire qu’il ne faut plus créer de personnages masculins qui dirigent une entreprise, mais de créer des personnages féminins qui occupent également des postes importants.