1) Narration en « je »
Il s’agira d’un point de vue interne. 
Ainsi, sauf cas très particulier (personnage qui lit dans les pensées ou voit le futur par exemple), on ne pourra décrire que ce que le personnage voit, ressent et pense, mais pas ce qu’il ignore.
Par exemple, il serait incorrect d’écrire : « alors que je ne peux pas la voir, Élise esquisse des grimaces. »

2) Narration en « il », « elle », « iel »
Trois possibilités : le point de vue interne, externe et omniscient.

Pour le point de vue interne, les règles sont les mêmes que pour la narration en « je », la seule différence sera le pronom utilisé. On rapportera les pensées du personnage directement dans la narration ou choisir de repasser à « je » et d’utiliser l’italique pour séparer les pensées de la narration. Avec cette deuxième solution, dans une narration au passé, on repassera au présent pour l’expression des pensées.
Par exemple : Installée dans le café, la jeune femme s’affairait sur son nouveau manuscrit. Définitivement, Noah ne faisait pas un bon coupable. Peut-être qu’Anatole porterait mieux ce rôle.
Ou : Installée dans le café, la jeune femme s’affairait sur son nouveau manuscrit. Définitivement, Noah ne fait pas un bon coupable. Peut-être que ce rôle ira mieux à Anatole.

Pour le point de vue externe, il s’agit de raconter l’histoire comme si læ narrateurice assistait à celle-ci. On n’aura donc pas accès aux pensées des personnages.

Pour le point de vue omniscient, il s’agit d’avoir un·e narrateurice qui sait tout : iel connaît les pensées de tous les personnages, il sait même ce qui va arriver.
Ce dernier point de vue est le plus utilisé actuellement lors d’une narration à la troisième personne.


eriel_quill

📚 Poétesse & Correctrice autdah engagée pour l'édition responsable 📚

En savoir plus sur Eriel Quill

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture