La saga des Lettres, c’était mon projet de 2023 à maintenant. Eh oui, c’est officiellement terminé, je viens d’achever le troisième et dernier tome et de le remettre au jury du Prix des Plumes Indépendantes (on s’en reparlera en temps voulu).
Les Lettres pour un cœur sont le récit d’une rupture. De la mienne. Plus ou moins. C’est une correspondance imaginaire. Les trois tomes sont indépendants et se suffisent à eux-mêmes.
J’ai un attachement différent avec chacun des trois volets :
Lettres pour un cœur à (re)prendre est le texte qui m’a permis de renouer avec la poésie alors que je n’en avais pas écrit depuis un moment. Ou du moins, rien qui me plaisait. Je n’ai pas cherché à faire quelque chose de complexe, bien au contraire, j’ai voulu faire simple. J’ai voulu écrire les mots que j’avais besoin de lire pour me rassurer ou peut-être pour aller mieux.
J’ai écrit à celui que j’aimais. Ou peut-être que j’ai écrit à l’Amour lui-même. Je ne sais pas réellement. Et ce texte a d’autant plus d’importance que je l’ai associé à mon tout premier recueil : Nos amours anonymes.
Lettres de nos cœurs (re)conquis, c’est l’enfant du milieu. Et pour parfaire ce rôle, j’ai tendance à le délaisser un petit peu. J’ai changé de format et j’ai intégré un nouveau personnage : Lui. Lui dans ses bons jours, Lui ou peut-être le masque qu’il s’était fabriqué. Celui que j’ai un jour aimé.
C’est le récit de deux amoureux qui se retrouvent quelque temps après leur rupture et qui hésitent à se donner une seconde chance. C’est le récit de leurs pensées, de leurs envies, de leurs craintes.
Et enfin le petit dernier, Lettres pour un cœur à (re)fleurir avec lequel j’entretiens une relation ambigüe. C’est un récit de guérison, de résilience.
Mais à mes yeux, c’est aussi le récit qui suit ma descente aux enfers et de tout ce que je n’ai pas su voir à l’époque.
C’est un récit qui fait mal, et qui soigne en même temps.
Cette saga, elle cache à demi-mot les étapes de ma guérison : le déni, la conciliation puis enfin la réalisation et la guérison. C’est le récit de fleurs qui fanent pour mieux refleurir. C’est une tentative d’aller mieux.
