Dans l’épisode précédent : d’ici la fin du mois, j’aimerais bien pouvoir publier 4x par jour au moins pour tiktok, atteindre les 150 voire 200 abonnés, diversifier un peu mon contenu, intégrer des posts édito, culture et pourquoi pas reprendre des contenus engagés comme je faisais. Je vais également publier un peu plus de carrousel, car c’est mon format préféré. Et il faudrait que je crée mes posts à la une. Pour l’instant pas besoin d’un calendrier édito ou autre.
Ce qu'il s'est vraiment passé
J’ai craqué. Même si j’étais très confiante à l’issue de cette première semaine, la fatigue m’a rattrapée, je n’étais pas assez organisée, j’ai voulu faire trop avec trop peu d’énergie.
Bref, dès le 14 février, je ne postais plus que une fois par jour alors que pourtant, j’avais des vidéos d’avance, il me suffisait de faire le peu de montage que je fais habituellement, écrire une description, et publier. La vérité, c’est que sur les vidéos que j’avais en stock, je me trouvais moche : mes cernes étaient trop prononcés, mes boutons trop visibles, je me trouvais bouffie, etc.).
Alors oui, c’est très superficiel ce que je raconte là : tout le monde s’en fout, et je pense même que la plupart des gens n’auraient rien vu. Je ne cherche pas à être la plus belle, mais je veux me sentir bien et me trouver jolie quand je vais sur mon compte (parce que je vais être amenée à analyser ce que je publie, pourquoi ça fonctionne ou pourquoi ça flop).
J’ai passé quelques jours à être déçue de moi-même, être frustrée de ne pas réussir ce que j’avais prévu, ce qui n’a pas amélioré la situation hein. Et j’ai donc décidé de laisser tomber pour février : entendez par là, poster une fois par jour sans me prendre la tête pour mieux préparer mars.
Statistiques de février
Followers : 114 sur insta / 148 sur tiktok
Vues : 10,4k sur insta / 14k sur tiktok
Likes : 477 sur insta / 931 sur tiktok
Commentaires : 50 sur insta / 60 sur tiktok (je ne sais plus si mes réponses sont comptées et pour insta, il y a eu pas mal de bots)
Ventes : 1 (grâce à mon père)
En fait, niveau stats, je suis contente : je ne suis pas très loin des objectifs que je m’étais fixée, donc ça me fruste encore plus d’avoir craqué au milieu du mois.
Tout miser sur mars
Mars est un nouveau mois, alors on change d’état d’esprit, et ça va bien se passer.
Je pensais ne pas avoir besoin de calendrier édito, c’est faux : depuis plus d’un an, j’accumule les brouillons dans mes tiktok qui ne sortent jamais, ce qui mis bout à bout est une perte de temps colossale. Il me faut donc un juste milieu entre préparer du contenu d’avance et avoir des contenus dont je ne sais pas quoi faire.
Et disons le aussi, si j’ai craqué en février, c’est parce que je n’ai rien anticipé. J’ai donc commencé à créer mon propre planner (on n’est jamais mieux servi que par soi-même) et a placer mes différents contenus, ce qui pour une semaine donne ça :

Déjà, je peux mieux répartir les contenus vidéos et carrousels, ce qui sera en face caméra ou un contenu sans moi, si je puis dire.
Ensuite, rien n’est définitif. Exemple, il est actuellement 16h30, je n’ai pas publié mon deuxième post du 2 mars, et en réalité, je crois que je vais le refilmer pour avoir quelque chose d’un tout petit mieux. Et à la place, je peux très bien publier autre chose que j’ai préparé pour un autre jour.
J’écris presque toujours un brouillon avant de passer sur Affinity, c’est pour ça qu’après certaines idées de contenus, il y a une icône de lien : j’ai juste à cliquer dessus pour aller sur la page brouillon correspondante. Et pareil, j’ai créé un modèle type (mais je dois encore les perfectionner) dont celui-ci pour les posts même par exemple :
Et cette organisation m’a permis de créer 33 carrousels en une après-midi (ouais, je flex un peu). En tant que tel, rien de très compliqué puisqu’il s’agissait de mettre en page des extraits de mes livres publiés et de mes projets en cours. Ces 33 carrousels ne seront pas tous publiés ce mois-ci, j’en ai quelques uns d’avance pour avril.
De même, je peux mieux organiser les tournages de vidéo : je ne filme pas tous les jours (parce que pas l’énergie, du bruit chez moi, la flemme de me préparer, etc.) et là, je sais exactement ce que je dois filmer pour quand, donc je m’égare moins.
En bref, même si je passe à 3 posts par jour, ça me semble beaucoup plus facile que la fin février. Mais surtout, ce que j’ai mis en place, ce sont des bilans sans stats. Je ne te le montre pas parce que je veux l’améliorer, mais en gros, sur le même principe que les moods in pixels, je colorie une case par jour sur comment je me sens dans ma création de contenus. Comme ça, si je vois qu’en fait ça me pèse trop, je ralentis le rythme. Et j’ai des questions un peu générales comme ce que je pense avoir bien réussi, si j’ai pris du plaisir sur les réseaux ou non, etc.
C’est très con, mais ça me prend très peu de temps à remplir, et surtout, ça permet d’aborder la création de contenus autrement que par le biais des stats.
Objectifs, stratégie, tout ça tout ça
Tu l’auras compris, en mars, je publie 3 contenus par jour. On sera encore beaucoup sur du contenu poétique, parce que actuellement mon planning édito se remplit sans que j’aie besoin de faire beaucoup de comm dessus. Donc pour l’instant, on sera à un post par semaine sur le sujet.
De même pour le contenu culture/lecture, je vise du 1x/semaine.
Niveau stats, j’aimerais bien viser les 500 abonnés sur tiktok et 200 sur insta. Je n’ai aucune idée de si je suis trop ambitieuse ou pas, si j’y arrive, tant mieux, sinon, ce n’est pas grave.
Pour les vues, likes, commentaires, je n’ai pas d’objectifs chiffrés, si ce n’est de faire au moins la même chose (sachant que je vais poster plus du coup).
Et niveau ventes, j’aimerais bien générer 1 ou 2 ventes par mes réseaux, mais je pense que c’est un peu compromis puisque je ne peux toujours pas mettre de lien dans ma bio tiktok.
Le petit mot de la fin
Je n’ai que très peu parlé chiffre et je n’ai pas analysé le moindre contenu de février, parce que je ne pense pas que ce soit très représentatif. Tout était un peu aléatoire et a globalement servi a sauvé les meubles en attendant mars. Il y a des moments comme ça, et ce n’est pas grave.
On fait comme on peut. Et surtout, ça ne détermine pas la suite. Parfois lâcher prise permet justement de mieux préparer la suite et c’est parfois la seule chose à faire. Si je m’étais obstinée, j’aurais probablement attaqué début mars dans le même état d’esprit qu’en février : en me noyant.
Quand on est auteur, les réseaux sociaux sont forcément prenants et exigeants. C’est assez aléatoire, certains deviennent populaires très vite et le restent, d’autres ne le resteront pas. Certains mettront des années à percer et d’autres abandonneront avant. Il n’y a aucune garantie. On peut passer 8h sur un post pour seulement 2 likes. Et 15 min sur un autre qui fera le million de vues.
Notre santé mentale compte plus qu’un algorithme. Si tu ne prends plus de plaisir et que ça devient un fardeau, ralentis le rythme, fais une pause, demande de l’aide, change quelque chose, mais ne continue pas comme ça, au risque de t’épuiser ou de finir en burn-out.
Rappelle-toi aussi qu’on ne montre que ce que l’on veut sur les réseaux (peu importent les raisons à cela). Ne te compare pas aux autres, tu n’as ni leurs chances, ni leurs difficultés, l’histoire ne peut donc pas être la même. Et petit rappel aussi qu’il y a de la place pour tout le monde, ce n’est pas parce qu’untel a réussi que tu ne perces pas ou que tu ne pourras pas percer.